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ANIMALERIE : UN MARCHÉ QUI A LE VENT EN POUPE

Les Français aiment les animaux. C’est un fait avéré qui se traduit par un nombre très important d’animaux de compagnie dans l’Hexagone. Un foyer sur deux possède un animal, qu’il s’agisse d’un chien, d’un chat, de poissons, d’oiseaux ou même de reptiles. De très nombreuses animaleries ont ainsi vu le jour afin de répondre aux demandes grandissantes de ces propriétaires désireux de s’occuper de leur compagnon à poils, à écailles ou à plumes.


Un véritable basculement s’est opéré au fil de ces dernières années dans le rapport qu’ont les Français avec leurs animaux de compagnie. Aujourd’hui, ceux-ci sont considérés comme des membres à part entière de la famille. De fait, ils ont, comme les autres, droit à des traitements adaptés, personnalisés, et de qualité.


Qu’en est-il aujourd’hui du secteur de l’animalerie en France ? Qui sont les principaux acteurs du marché ?

Animalerie : un marché qui a le vent en poupe

Le top 3 des animaleries en France

Zoomalia

Wanimo

Croquetteland

Un développement fulgurant

Depuis une dizaine d’années désormais, le marché de l’animalerie est un secteur très porteur, qui enregistre des bénéfices importants et une diversification des activités et des offres. Le but : répondre à des propriétaires de plus en plus exigeants en matière de bien-être animal.


On voit également apparaître des animaleries spécialisées et des animaleries exotiques qui répondent au boom des Nouveaux Animaux de Compagnie du début des années 2000. Animalerie pour reptiles, animaleries pour rongeurs, animaleries pour oiseaux, animaleries pour poissons… La liste est désormais longue.


Les jardineries qui proposent aussi des produits pour animaux, comme Jardiland ou Truffaut, se sont également engouffrées dans le marché des NAC, en proposant des produits pour les furets, les serpents, les tortues, etc.


Pour autant, une espèce domine toutes les autres : les chats. Selon une étude réalisée par le cabinet Xerfi en 2018 :


Les produits pour chats, qui représentent 43% du total des ventes, tirent le marché vers le haut tandis que le segment du chien a tendance à stagner (38%).


Une étude des Échos, publiée en 2015, estimait que le marché de l’animalerie, au niveau mondial, pesait 54 milliards d’euros, pour atteindre les 100 milliards en 2020. En 2017, en France, les ventes de produits animaliers étaient estimées à 4,3 milliards d’euros, soit une progression annuelle de plus de 4 % sur dix ans. En 2020, elles devraient peser un peu plus de 5 milliards d’euros.


Une manne colossale portée en grande partie par le marché de l’alimentation animale.

Quelques chiffres sur les animaux de compagnie en France :

En France, le poisson occupe la première place du podium en terme de nombre. Selon l’enquête FACCO* – TNS SOFRES, les Français possédaient un total de 34,2 millions de poissons, loin devant les chats (12,68 millions). Les chiens arrivaient en troisième position, avec 7,26 millions d’individus, suivis par les oiseaux (5,75 millions), puis par les petits mammifères (2,84 millions).

L’alimentation, produit de prédilection

Sans grande surprise, c’est l’alimentation (humide ou sèche) qui caracole en tête des produits prisés des Français. Ceux-ci s’approvisionnent encore majoritairement dans les grandes surfaces, qui ont, par ailleurs, très bien compris l’intérêt de consacrer un rayon entier aux animaux dans leurs supermarchés ou hypermarchés.


Pour tenter de tirer son épingle du jeu dans cette bataille, chaque enseigne propose sa propre marque de croquettes ou de pâtées, à des prix attractifs. 


Les marques sont également de plus en plus nombreuses à commercialiser des produits alimentaires en fonction de certaines spécificités (races, âges, stérilisation ou non, problèmes rénaux, etc.). Elles entendent ainsi répondre aux exigences de plus en plus élevées d’un grand nombre de propriétaires d’animaux qui se détournent des marques d’entrée de gamme.


Les Français préfèrent de loin les aliments secs, de type croquettes pour leurs chiens. En 2010, ces aliments généraient un chiffre d’affaires de 486 millions d’euros, contre 184 millions pour les aliments humides. En revanche, chez les chats, on pouvait observer une tendance inverse. Les propriétaires semblaient en effet préférer les aliments humides (568 millions d’euros de chiffre d’affaires) aux aliments secs (407 millions d’euros). 


En 2017, les produits pour chats et pour chiens représentaient 81 % du marché, soit 3,5 milliards d’euros. Les félins, à eux tous seuls, ont dégagé 1,9 milliard d’euros : une augmentation de 4,7 % par rapport à l’année 2016. Du côté des chiens, le chiffre d’affaires s’élève à 1,6 milliard d’euros, une augmentation de 2,2 % par rapport à l’année 2016. 

Une diversification des offres

Pour attirer de nouveaux clients, les animaleries – aussi bien traditionnelles qu’en ligne – sont de plus en plus nombreuses à proposer divers services, allant du conseil vétérinaire au toilettage pour chien ou chat.


Truffaut propose dans un certain nombre de ses magasins un toilettage pour chien en libre service. Jardiland, de son côté, met à disposition de ses clients des spécialistes du toilettage. Les animaleries en ligne comme Zooplus, Animalis ou Vetostore, fournissent des conseils pour permettre à leurs clients d’acheter les produits qu’il leur faut tout en les fidélisant.


Face à la multiplication des acteurs dans le secteur, les entreprises et les enseignes rivalisent d’innovations pour tenter de tirer leur épingle du jeu. De nombreux objets connectés pour chiens, pour chats, mais aussi pour NAC, voient le jour.

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Une concurrence acharnée

Le paysage de l’animalerie a changé en une dizaine d’années avec la montée en puissance d’Internet. Quels sont aujourd’hui les principaux acteurs de ce secteur en pleine expansion ?

Les grandes surfaces en tête

Les grandes surfaces restent le leader incontesté de l’alimentation en France. Elles profitent de leur offre d’entrée de gamme afin d’attirer un très grand nombre de clients qui n’ont pas nécessairement les moyens d’offrir à leur animal une alimentation haut de gamme.


De qualité relativement médiocre, les croquettes et pâtées disponibles en grande distribution continuent malgré tout de dominer le marché, en raison de prix particulièrement compétitifs et d’une facilité d’accès au sein des grandes surfaces.

Les magasins traditionnels gardent le cap

Les animaleries jardineries (Truffaut, Jardiland…) demeurent des acteurs importants du marché des animaux de compagnie. Ces magasins s’implantent également un peu partout dans l’Hexagone, et plus seulement dans les grandes villes comme Paris. En 2015, les jardineries représentaient 15 % du marché pour la vente de produits pour animaux. En revanche, elles demeurent le leader dans la vente d’animaux de compagnie (en raison des poissons, oiseaux, et autres rongeurs).


Au sein du marché spécialisé, c’est-à-dire sans les grandes surfaces, les jardineries-animaleries sont les premiers distributeurs de produits animaliers, avec 15,8 % des ventes en 2017, juste devant les animaleries (12 %). 


Les magasins spécialisés tentent de se différencier des grandes surfaces en mettant en avant leur expertise. Du côté des chaînes d’animalerie, comme MaxiZoo, leader incontesté du marché de l’animalerie traditionnelle en France, tentent d’ouvrir un maximum de nouveaux magasins. Ces boutiques, qui s’implantent désormais plutôt en centre-ville, se veulent avant tout tournées vers la proximité.


La vente en cabinet vétérinaire, quant à elle, ne représente qu’une infime partie de la vente de produits animaliers aux particuliers. La raison : les prix souvent élevés proposés dans les cliniques.


Malgré tout, le secteur de la grande distribution, ainsi que celui des animaleries jardineries et des animaleries traditionnelles, tend à stagner. En cause : le développement du e-commerce.

Internet grignote du terrain

Si le marché de l’animalerie sur Internet reste encore timide, il n’en demeure pas moins en pleine expansion. De nombreux acteurs, qui y voient un potentiel évident, se lancent dans les animaleries en ligne. 


D’après l’étude du cabinet Xerfi, « les acteurs du e-commerce devraient ainsi ravir, principalement aux GSA, 5 points pour détenir 13% de parts de marché à l’horizon 2020 ».


Internet devrait donc peser de plus en plus lourd dans la balance. Une tendance qui se remarque déjà dans la stagnation des grandes surfaces et des jardineries animaleries. Les premières sont pénalisées par leurs offres d’entrée de gamme, là où les secondes pâtissent d’un positionnement trop faible sur le secteur des articles pour chats. En parallèle, le secteur du e-commerce affiche un développement rapide, là où les autres secteurs sont en stagnation.


D’autant que les sites affichent souvent des prix défiant toute concurrence, notamment sur les produits vétérinaires. Dès lors, le client se détourne de l’alimentation d’entrée de gamme pour lui préférer des produits de qualité supérieure. Cette tendance est par ailleurs encouragée par la montée en puissance du « pet care » : les Français se soucient de plus en plus de la santé de leur animal de compagnie. Ils sont plus enclins à mettre la main au portemonnaie sans pour autant choisir de casser pour de bon leur tirelire. Le compromis offert par les sites de vente en ligne, entre des produits de bonne qualité à des prix attractifs, ne peut que séduire les acheteurs.

Un marché qui attire les convoitises

Face à la montée en puissance de la toile, la réplique s’organise. Amazon et Cdiscount lorgnent eux aussi sur la vente en ligne de produits animaliers, là où des mastodontes de la grande distribution, comme Carrefour, ont déjà sauté le pas. Le géant de l’agro-alimentaire a même créé un site entièrement consacré à la vente de produits pour animaux, Croquetteland.


Magali Woussen, la directrice marketing et achat d'Animalis, autre enseigne traditionnelle très présente dans l’Hexagone, explique :


Le Web a capté 80 % de la croissance l'an passé sur la partie spécialisée. C'est vrai que notre marché était en retard dans ce domaine.


Il y a fort à parier que dans les années à venir, Internet pèsera de plus en plus lourd dans le secteur des animaux de compagnie. Ce virage vers la digitalisation poussera très certainement les marchés plus traditionnels à adapter leurs offres pour répondre à de nouvelles attentes. Dans le cas contraire, ils risqueraient très rapidement de ne plus faire le poids face aux points de vente en ligne.

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La question de la vente d’animaux en animalerie

Si l’alimentation animale représente la très grosse majorité des ventes réalisées, un point continue de chiffonner les associations de défense des animaux : la vente de chiens, chats, chiots ou chatons au sein des animaleries.

Vente d’animaux en animalerie : une pratique vouée à disparaître ?

Comme nous l’avons noté plus haut, les animaleries de type Truffaut ou Jardiland restent le leader dans la vente d’animaux de compagnie. 


La majorité des animaux vendus par ces magasins sont des poissons, des oiseaux ou des rongeurs. Certaines animaleries proposent cependant des chiots ou des chatons de race, présentés en vitrine au sein même des magasins.


Leurs prix n’ont rien à envier à ceux proposés par des éleveurs. Certains animaux sont vendus, pour certains, pour la modique somme de 1500 euros. Un tarif prohibitif qui ne semble pour autant pas décourager les acheteurs.


Pourtant, derrière la jolie vitrine de magasin se cache un commerce beaucoup moins reluisant que dénoncent depuis des années les associations de défense des animaux.


Celles-ci dénoncent les trafics illégaux de chiens et chatons venus notamment de l’Est de l’Europe afin d’alimenter les animaleries, qui se gardent bien d’en informer les acheteurs. Les animaux, qui cachent très souvent des maladies, ont une espérance de vie limitée, tout comme une qualité de vie dégradée. Les chiennes reproductrices, quant à elles, vivent dans des conditions dramatiques avant d’être tuées une fois qu’elles n’ont plus aucune utilité.


Certains pays ont pris les devants en interdisant la vente de chiens et de chats en animalerie. La Grande-Bretagne a ainsi banni les chatons et les chiots des animaleries avec la promulgation, en 2018, de la Loi Lucy. Aux États-Unis, la Californie a fait de même en 2019.


Quid de la France ? Les choses semblent plus compliquées. Le président de la grande enseigne Animalis veut l’établissement d’un discours plus mesuré, en invitant les associations à ne pas mettre toutes les animaleries dans le même panier. Du côté des autorités, on estime prendre les mesures nécessaires pour assurer le bien-être des animaux vendus dans les grandes enseignes.


En janvier 2020, Didier Guillaume, le ministre alors en poste de l’Agriculture s’est prononcé contre l’interdiction de la vente d’animaux en animalerie, malgré les demandes pressantes des associations. Une véritable déception pour ces dernières, qui comptent malgré tout poursuivre leur travail de sensibilisation auprès des Français. La loi contre la maltraitance animale de 2021 prévoyait l'interdiction de la vente en animalerie, mais les Sénateurs ont choisi de supprimer cette disposition. Le texte est désormais entre les mains de l'Assemblée.

PUBLIÉ LE 15 OCT 2021 - HECTOR KITCHEN, TOUS DROITS RESERVES

Par l'équipe médicale et scientifique Hector Kitchen 

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