QUI SONT LES ANIMAUX QUI "GOÛTENT" LES CROQUETTES DE VOTRE CHIEN ?

Dans l’alimentation animale aussi les produits sont évalués avant leur mise en vente ! Parce qu'après tout, tous les animaux, chiens et chats confondus, n'ont pas tous les mêmes besoins alimentaires, ni la même facilité de préhension de l’aliment... ni les mêmes goûts ! Ce sont donc bien évidemment des animaux, chiens et chats, qui ont pour mission de « goûter » les aliments, selon plusieurs critères déterminés par le fabricant, afin de s'assurer de l’appétence et de la qualité du produit avant sa mise en vente. Cette pratique très encadrée est ainsi une assurance pour l'acheteur, ainsi que pour son chien ou son chat, bien que de plus en plus de marques ou usines choisissent de ne pas pratiquer ces phases d’évaluation. L’animal, dans ce cas-ci, teste alors directement le produit, pour le meilleur comme parfois le pire.

Les études de nourriture pour chiens et chats : en quoi ça consiste ?

Les études sur les produits alimentaires pour chiens et chats sont le plus souvent assez simples et peu voire non invasives. Le petfooder évalue le plus souvent le comportement du chien ou du chat testeur et compile plusieurs types de données visuelles (analyse des choix effectués, de la rapidité d’ingestion, pesée de l’aliment pour estimer la consommation journalière, mesure de l’évolution du poids des chiens et/ou chats (ratio masse maigre / masse musculaire), estimation visuelle de l’évolution de la qualité du pelage, voire des selles etc). 


Il peut parfois effectuer en complément des tests analytiques (analyses des selles et des urines ou prises de sang) le tout visant à comprendre les effets de l’aliment sur le chien ou le chat, à s'assurer qu'il est sans danger, et qu'il est digeste et appétent, le tout permettant de certifier sa qualité nutritionnelle. 


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👉 Recherches sur les propriétés des ingrédients

Les recherches sur les propriétés des ingrédients, voire des interactions entre ceux-ci, sont le plus souvent basées sur les résultats de la recherche en alimentation humaine. Si le sujet est nouveau et non traité en alimentation humaine, l’étude de celles-ci se fait comme pour de la recherche classique, de type pharmaceutique, sans chien ni chat mais avec des modèles cellulaires et parfois avec des animaux (souris / rats principalement). 

Les 3 échelles d’évaluation de la nourriture pour chiens et chats

👉 Recherches "physiologiques" sur le métabolisme

Les recherches « physiologiques » sur le métabolisme permettent d'approuver des propriétés revendiquées par le fabricant de nourriture, et de vérifier que les chiens et chats sont bien nourris. Le plus souvent, les propriétés revendiquées concernent la cognition, le renforcement articulaire, la perte de poids, une meilleure digestibilité, la qualité du pelage, la nutrition clinique, etc. On parle alors de mise en place de « panels santé ».


Les tests peuvent être un peu contraignants pour les chiens et les chats car ils nécessitent parfois des prises de sang, voire leur isolement temporaire pour la mesure d’indicateurs propres : mobilité / digestibilité etc. Ces tests sont très encadrés et se font le plus souvent sur des panels d’animaux restreints (8 à 10 chiens ou chats suffisent) et sur un temps délimité (le plus souvent autour de 4 à 12 semaines). Ils sont principalement réalisés pour des aliments à visé thérapeutique. 


Les chiens et les chats testeurs sont en majorité des animaux de propriétaires et sont suivis en clinique vétérinaire. Ils présentent les soucis de santé ou les spécificités que l’on souhaite diminuer ou aider via l’alimentation. Les panels santé représentent un budget et un suivi conséquent et rigoureux. Toutes les sociétés de Petfood ne peuvent pas se le permettre. 

👉 Recherches "simples" sur l’appétence et la digestibilité

Les recherches « simples » sont uniquement liées à l’appétence, voire à la digestibilité apparente d’un aliment. Le but, c’est de regarder la préférence du chien ou du chat, et de vérifier qu'il ne rencontre pas de problèmes de digestion. Les tests sont non invasifs.

L'efficacité vantée des produits se base généralement sur des études cliniques, qui comportent ces fameuses études avec des chiens et chats goûteurs. Ils se déroulent presque toujours en suivant un protocole très précis : 

  • Un minimum de huit chiens ou chats en bonne santé d'au moins un an et d'un poids corporel optimal. 
  • Le régime alimentaire sélectionné doit être administré tout au long de l'essai et comparé aux résultats d'un groupe de contrôle ou à une moyenne.
  • La durée du test est le plus souvent de moins de 24 semaines. 
  • Les chiens et les chats peuvent être nourris à volonté ou en fonction des besoins énergétiques. 


Les observations cliniques et les mesures concernent : 

  • La consommation quotidienne individuelle
  • Le poids corporel individuel au début et à la fin du test, ainsi que les variations hebdomadaires et l’état corporel
  • Le taux d'hémoglobine, d'hématocrite, de phosphatase alcaline sérique et d'albumine sérique, mesurés en fin de test  
  • L'examen physique complet pratiqué au début et à la fin du test 

Quel est le protocole pour les études alimentaires sur animaux ?

👉 Critères du succès ou de l'échec de l’étude

Quant au succès ou à l'échec du test, il est déterminé selon les critères suivants - en plus des allégations à démontrer : 

  • Tout signe nutritionnel de carence ou de toxicité des aliments : ÉCHEC
  • Tous les chiens ou chats ayant participé au test l'ont mené à bien jusqu'au bout : SUCCÈS
  • Aucun chien n'a perdu plus de 15% de son poids et la moyenne du groupe ne perd pas plus de 10% de son poids : SUCCÈS
  • En fonction des seuils de certains taux comme celui d’hémoglobine ou d’hématocrite, et aussi d’albumine voire de phosphatase alcaline sérique.

👉 Les évaluations de nourriture sont-elles entièrement fiables ?

Les consommateurs se demanderont toujours néanmoins si ces études sont réalisées de façon objective, et de ce côté-là, le débat reste ouvert… Toutefois, formuler un aliment demeure un processus complexe, d'autant qu'il dépend non seulement des ingrédients et de leur qualité, mais également de paramètres extérieurs tels que les facteurs propres aux usines (type d’équipement, expertise des employés...), ceux du procédé utilisé, la quantité d’aliments sur la chaîne de production, les températures de cuisson, le degré d’humidité final du produit, etc. 


Le testing alimentaire n'a d'autre but que de garantir au consommateur un produit fiable (si ce n'est efficace) et peut permettre au fabricant de l'améliorer si besoin. 

Le groupe français Diana PetFood, spécialiste des ingrédients pour le Pet food, a ainsi quasiment institutionnalisé l’évaluation sensorielle des animaux de compagnies, en développant un Panelis, centre d’experts dans la mesure sensorielle situé sur un site forestier de 35 hectares en Bretagne, où 450 chats et 180 chiens vivent chouchoutés par une soixantaine de soigneurs.


Chez Diana PetFood, les observations sur les chiens et les chats se résument à vérifier l’appétence des aliments distribués lors de repas. A Panelis, les animaux vivent en groupe, ont des accès à un extérieur sécurisé et aménagé, à des parcs d'agility et à des salons de toilettage. 


Une soixantaine de professionnels sont là pour s’assurer de leur bien-être. Certains participent et remportent des concours d’agility, d’autres de canicross ou de beauté. Les animaux vivent ainsi dans des conditions jugées optimales. Le but premier de leur présence chez Panelis ? Mesurer la performance des aliments du point de vu de l'appétence, dans le respect du bien-être des animaux. 


Ces animaux viennent le plus souvent d’élevages ou de particuliers. Ils sont sélectionnés pour être représentatif de la population des chiens et chats en Europe d’où une grande diversité des races ! 

Diana PetFood : le spécialiste de l’évaluation sensorielle des aliments

Chez Panelis, les animaux commencent leur vie de « goûteurs » vers l’âge de 1 an, une fois la période de croissance finie, après plusieurs mois de formation après leur arrivée au centre, c’est-à-dire vers 3 mois. Goûteur est un métier à temps plein. Les chiens et les chats restent le plus souvent jusqu’à l'âge de 4 à 6 ans au centre, puis sont confiés gratuitement à des familles par le biais du bouche à oreille. 


Les animaux qui ne trouvent pas de famille, eux, sont assez rares mais sont simplement gardés au centre toute leur vie dans des endroits aménagés. Les animaux vivant en communauté, Panelis a fait le choix de castrer ses chats mâles et de stériliser toutes ses chiennes. 

On trouve toutes sortes de produits alimentaires pour chiens et chats dédiés à aider le traitement d'une maladie particulière (insuffisance rénale, obésité, par exemple). Ces produits dits « thérapeutiques » sont élaborés sous contrôles vétérinaires poussés et commercialisés en étant exempts de risques pour la santé des animaux et avec une logique nutritionnelle construite pour aider le plus possible un rétablissement de l’animal ou au moins limiter les symptômes de la maladie. 


L'efficacité de ces produits se base généralement sur des recherches et des études cliniques, qui comportent notamment ces fameux tests avec des chiens et des chats, ainsi que des analyses parfois très poussées pour s’assurer de leurs effets thérapeutiques. Sont-elles objectives, suffisamment mises à jour avec l’évolution des connaissances et surtout suffisantes sur la durée ? Le plus souvent oui ! 

Ce qu'il faut comprendre derrière l'appellation "alimentation thérapeuthique

Les inconvénients des études de nourriture sur chiens et chats

Les études se font le plus souvent sur une durée de temps assez courte (3-6 mois maximum) et sur peu d'animaux (des groupes de moins de 10 à moins d’une quarantaine d’animaux). C'est assez peu pour estimer l'effet d'un produit à long terme sur une population d’animaux très différents. 


Très peu de protocoles comprenant l'administration d'un même produit tout au long de la vie d'un animal ont été mis en place, pour des raisons financières et organisationnelles. Ces tests sont-ils, dès lors, fiables ? Nous sommes en droit de nous poser la question. 


D'autres fabricants prennent carrément le contrepied et préfèrent ne pas réaliser d’études sur les animaux. Ils choisissent alors de commercialiser leur produit sous le label « non-testé sur les animaux », par ailleurs très apprécié (par exemple pour les cosmétiques, etc). C'est l'un de leurs arguments marketing.


L'étape du testing n'est effectivement en rien un passage obligé mais est-ce justifié de se vanter de ne pas y avoir recours ? Car le fait d'avoir testé au moins l’appétence, voire la digestibilité et la saturation urinaire liés à la consommation d’un aliment complet et d'avoir vérifié sa qualité reste tout de même une garantie supplémentaire pour le propriétaire d’animaux, ainsi que pour le chien et le chat qui eux n’auront pas d’autres alternatives et devront consommer le même aliment surement durant une bonne partie de leur vie.


Par ailleurs, si les produits s'avèrent non adaptés pour les animaux testeurs, l'effet est souvent immédiat (vomissements, diarrhées etc) et transitoire, rien de grave en somme. Dans ce cas, le test est suspendu et le produit renvoyé au stade de production pour quelques correctifs ! Chose qui arrive directement parfois chez les particuliers pour les produits non testés. 

Evolution des centres d’étude en alimentation

Les centres de recherche dont celui de Royal Canin situé dans le sud de la France, ou de Nestlé Purina en Picardie, ou encore le centre Waltham du groupe Mars Petcare en Angleterre sont des structures de référence internationales très onéreuses. Mais de plus en plus décriées… 


L’avenir promet de moins en moins de centres de recherches mais de plus en plus de mises en place de panels d’animaux testeurs « à la maison », directement avec leurs maîtres. Le nombre de chiens et de chats à contrôler et le suivi demanderont juste un peu plus d’investissement de la part des spécialistes. 


L’avenir : c’est aussi la mise en place de plus en plus de tests sans animaux. Grâce à notre compréhension de plus en plus précise de mécanismes complexes, nous sommes aujourd’hui capables de passer par des modèles statistiques et cellulaires sans passer par des chiens ou des chats pour étudier des ingrédients ou l’appétence d’aliments. 


Certaines équipes ont même mis en place des protocoles reposant sur l’étude d’aliments pour animaux de compagnie par des humains, afin de pouvoir « comparer » les produits, voire classer ceux-ci par rapport à des préférences notamment olfactives. Bon appétit !

PUBLIÉ LE 10 SEPTEMBRE 2018 (mis à jour le 4 septembre 2019) - HECTOR KITCHEN, TOUS DROITS RESERVES

Par Dr Thierry Bedossa, Emilie Blanc et Charlotte Gnaedinger.

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