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PUBLIÉ LE 25 DECEMBRE 2017 (Mis à jour le 24 mai 2018) - HECTOR KITCHEN, TOUS DROITS RESERVES

Par Dr Thierry Bedossa, Emmanuelle Carre et Charlotte Gnaedinger.

DES INSECTES POUR NOURRIR VOTRE CHIEN OU CHAT ?

Diversifier nos sources de protéines : une urgence !

Loin d'ĂŞtre une plaisanterie ou un dĂ©lire futuriste, l'Ă©levage d'insectes pour leur consommation a dĂ©jĂ  commencĂ©... Face au dĂ©fi de nourrir une population humaine toujours plus dense (7,55 milliards d'individus aujourd'hui, sans doute le double d'ici 2100), il devient plus qu'urgent d'imaginer dès aujourd'hui des solutions alternatives pour la nourrir. 

BourrĂ©s de protĂ©ines et de bonnes matières grasses, les insectes seraient donc l’alimentation idĂ©ale, nutritive et Ă©cologique pour satisfaire une population en croissance sur une terre arable en peau de chagrin. 

La FAO recommande même leur consommation ! Produire un kilo de boeuf nécessite en effet dix kilos de maïs, tandis qu'il ne faut qu'un kilo de maïs pour un kilo d'insectes. Explications.


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Quels insectes sont utilisés en nutrition animale ?

Voici quelques exemples d'insectes élevés en vue de la nutrition des animaux d'élevage, notamment porcs, volailles et poissons :


* Le TĂ©nĂ©brion (Tenebrio molitor), prĂ©sent dans le monde entier, appartenant Ă  la famille des TĂ©nĂ©brionidĂ©s. Ses larves sont connues sous le nom plus courant de « vers de farine » et surtout comme le flĂ©au des cĂ©rĂ©ales et des farines stockĂ©es. 

Celles-ci sont par ailleurs déjà produites et consommées aujourd’hui par un grand nombre d'animaux, et utilisées dans les zoos pour nourrir reptiles, oiseaux et poissons. En effet, ces insectes à très bonne teneur en protéines s’élèvent très facilement et peuvent survivre sans eau, ce qui est intéressant notamment en élevage (Erick et al. 2002).

 

*La mouche soldat noire (Hermetia illucens) appartient Ă  l'ordre des Diptères, famille des Stratiomyides et pouvant ressembler physiquement Ă  une guĂŞpe. De couleur noire bleutĂ©e, elle mesure environ 2 cm. 

Sa diffusion est très large, du 45° de latitude nord jusqu'Ă  40° de latitude sud, incluant l'Australie et la Nouvelle-ZĂ©lande, et connaĂ®t des habitats très divers (Hardouin et al. 2003). Son intĂ©rĂŞt principal est qu'elle peut s'alimenter Ă  partir d'une grande variĂ©tĂ© de matière organique, dont les dĂ©chets et les lisiers. 


Par ailleurs, les larves de mouche soldat constituent une bonne source de nourriture pour les poissons et les porcs (Newton, 1977) ainsi que le poulet de chair (Newton, 2005). Des insectes donc très intĂ©ressants pour l’alimentation animale comme humaine ! 

 

Sources : Mangeons des insectes.com, INRA (« Des insectes pour l'alimentation animale »), FAO (« Edible insects »)


Dans un monde qui possède des limites en termes d’espace, de ressources, de capacité à produire notre nourriture, et face aux problèmes environnementaux que nos modes de consommation et de production ont engendrés (réchauffement climatique, malnutrition, etc), le premier challenge des 50 prochaines années sera d'abord d'arriver à nourrir l'ensemble de la population mondiale... avant même de penser à le faire convenablement !

 

La production de viande est une source de pollution (gaz à effet de serre, intrants dans les sols et les nappes phréatiques...) et de souffrance animale, qui demande actuellement d'énormes ressources – précieuses et limitées - en eau et en nourriture pour les animaux d'élevage. A long terme, la viande pourrait même devenir une denrée en raréfaction, en raison de ces problématiques mais aussi pour satisfaire la demande croissante de pays en pleine croissance comme la Chine.

 

Il est donc vital d'envisager d’autres alternatives de sources en protéines, plus respectueuses notamment de notre environnement et de nos ressources, aussi bien pour les humains que pour nos animaux. Sur ce plan, les protéines végétales ont bonne presse, et en combinant des protéines de différentes origines (céréales/ légumineuses) il est tout à fait possible d’obtenir un apport en protéines de qualité pour nous, les humains.

 

Mais nos carnivores domestiques ne sont pas « faits » pour vivre, et vivre bien, en mangeant des protĂ©ines vĂ©gĂ©tales. Sous certaines conditions, il est tout Ă  fait possible pour un chien sain et adulte en bonne santĂ© de s’en sortir plus ou moins bien quelques temps. 


Mais c’est déjà bien plus risqué pour un chiot en croissance, ou un chien avec des soucis de santé, et juste impensable pour nos amis les chats.


Les protéines d'insectes : l'avenir de l'alimentation ?

Cela nous paraît fou, pourtant dans le monde, notamment en Afrique et en Asie, la population humaine consomme déjà des insectes depuis longtemps, et ce depuis bien avant l’Antiquité. On estime qu’actuellement près de 2,5 milliards d’individus se nourrissent quotidiennement d’insectes.

 

Ces petites bêtes s’avèrent être en effet de très bonnes sources de protéines (45 à 75% du poids sec), d’acides gras oméga 3 et 6, et de minéraux : fer, zinc, magnésium, cuivre, sélénium, et de vitamines notamment du groupe B etc. Selon l’espèce et son alimentation, certaines de ces teneurs peuvent aller jusqu’à couvrir la quasi-totalité des besoins journaliers en certains micro-nutriments.


Certains insectes présentent des teneurs en protéines 3 à 4 fois plus élevées que la viande, tout aussi digestes et équilibrées... de quoi faire réfléchir. Même s'il faut tout de même étudier ce « nouvel aliment » dans son ensemble : des apports d’acides aminés essentiels, à la qualité des lipides, la richesse en minéraux, ainsi qu'à leur teneur en certaines vitamines.

 

Autre avantage non nĂ©gligeable, l’élevage d’insectes possède non seulement une très faible empreinte environnementale, mais les espèces d’insectes privilĂ©giĂ©es sont aussi très peu consommatrices en eau. 


Il suffit de 1kg d’aliments pour produire quasiment 1kg d’insectes, quand il en faut 10 pour la même quantité de viande de bœuf. De plus, l’élevage d’insectes produit très peu de gaz à effet de serre, et est en mesure d’utiliser en circuit fermé les déchets organiques produits par les humains ou d'autres animaux.

 

Ils représentent donc l’aliment « miracle » et semblent capables en tout cas de répondre à un grand nombre de nos enjeux nutritionnels et environnementaux. Petit mais costauds nos insectes, pour supporter de si grands défis !


Des brochettes d’insectes sur un marché, en Chine.

Et en France ?

Aujourd’hui, les ingĂ©nieurs agronomes par exemple de l'INRA s'intĂ©ressent naturellement Ă  cette nouvelle source de protĂ©ines, qui pourrait rĂ©volutionner la filière Ă©levage. 

Il existe dĂ©jĂ  en France des sociĂ©tĂ©s innovantes comme Ynsect qui produisent des insectes et vendent de la farine d’insectes (produite Ă  partir de larves de tĂ©nĂ©brion, appelĂ©s aussi vers de farine) pour les animaux d’élevage comme les volailles, les poissons et mĂŞme les porcs. 


Et c’est super ! Surtout pour ces animaux qui, dans leur milieu naturel, consomment des insectes et ont besoin de protéines de qualité. Cela les change sûrement du soja ou du maïs à gogo... Quant aux poissons, cela permet de laisser respirer les réserves marines naturelles, qui s’épuisent de manière affolante en raison de notre surexploitation.

 

Pour nos chiens et nos chats, il existe déjà sur le marché des marques de croquettes qui proposent des produits à base d'insectes. Mais celles-ci pour le moment ne sont pas de la meilleure qualité et contiennent par ailleurs trop peu d'insectes pour que la quantité de protéines requise soit atteinte.

 

Ce qui freine pour le moment ? En dehors de levier technologique de prise en main pour contrôler avant tout l’appétence du produit fini, c'est surtout sur le plan psychologique que cela bloque. Il faut bien l'avouer, nous autres Occidentaux n'avons pas vraiment l'habitude de penser aux insectes dans notre assiette... ni même dans les gamelles de nos chiens et chats ! Les choses évolueront sans doute lentement... mais sûrement.


Un TĂ©nĂ©brion, l’un des insectes au plus fort potentiel pour servir de nourriture aux animaux dans les Ă©levages. 

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