Testez l'alimentation sur-mesure avec

15 jours d'essai pour 1€ seulement

PUBLIÉ LE 29 JANVIER 2018 - HECTOR KITCHEN, TOUS DROITS RESERVES

Par Dr Thierry Bedossa, Emmanuelle Carre et Charlotte Gnaedinger.

DILATATION-TORSION D'ESTOMAC CHEZ LE CHIEN, SYMPTÔMES, FACTEURS DE RISQUE ET PREVENTION

Découvrez l'alimentation enfin sur-mesure 

pour votre chien

Le syndrome de dilatation-torsion d’estomac (SDTE) chez le chien est une affection suraiguë et mortelle qui nécessite une prise en charge médicale et chirurgicale immédiate. Cette maladie reste encore aujourd’hui assez mal connue. 


Elle se caractérise par différents degrés de torsion de l’estomac, aboutissant à une accumulation de gaz et une augmentation de la pression intra-gastrique. Certaines races sont plus sujettes à ce type d'affection que d'autres. 


Un chien de grande race a 24% de risque de développer un SDTE. Le dogue allemand semble être un cas particulier, puisqu’il a 42% de chances de développer un SDTE au cours de sa vie : c’est la race la plus touchée par cette affection (Glickman LT, Glickman NW et al., 2000). 


Il importe donc d'en connaître les symptômes et de savoir comment la prévenir, et l'alimentation peut jouer un rôle déterminant en la matière. 


en pleine forme

Il fait le plein d'énergie à chaque repas.

avec le bon poids

Il digère de façon optimale.

moins malade

qui vit plus longtemps

plus dynamique

mieux dans sa tete

Un chien sain dans un corps sain.

Il développe ses défenses immunitaires.

Adieu les risques d'obésité.

Et son poil devient plus beau.

UN CHIEN PARFAITEMENT NOURRI, 

C'EST UN CHIEN...

SON ALIMENTATION PARFAITE ?

en 3mn !

Le syndrome de dilatation-torsion d’estomac du chien : quels symptômes ?

Les propriétaires seront particulièrement attentifs aux signes cliniques suivants : 

  • Une dilatation visible de l’abdomen
  • Un abattement
  • Une tachycardie
  • Un halètement
  • Une pâleur des muqueuses
  • Une ou plusieurs tentatives de vomissement
  • Une modification du comportement : inquiétude, agitation
  • Une hyper-salivation
  • L’identification d’une douleur
  • Une modification de la respiration
  • Un refus de s’alimenter voire de se déplacer : le chien devient faible voire perd connaissance.


Plus la dilatation-torsion d’estomac sera prise en charge rapidement, meilleurs seront les chances de survie ! Il faut agir vite mais prenez quelques secondes pour prévenir votre vétérinaire de votre arrivée en lui présentant les symptômes et votre suspicion de dilatation-torsion d’estomac si cela arrive. 


Une fois prévenu, votre vétérinaire pourra ainsi mieux préparer votre arrivée et la prise en charge de votre chien. Vous lui ferez gagner un temps précieux qui pourra sauver la vie de votre compagnon à poils.


Il n’existe malheureusement AUCUN moyen 100% efficace pour prévenir l’apparition d’un SDTE. Il n’y a pas une cause absolue identifiée. Parfois un seul facteur suffira à déclencher une dilatation-torsion d’estomac, parfois cela sera l’association de plusieurs événements et parfois : aucune explication plausible ne pourra être trouvée.



Quels sont les facteurs de risques d’une dilatation-torsion d’estomac ?

Si on sait comment réagir en cas de SDTE et qu'on a une idée assez claire des facteurs de risques, les causes précises ne sont pas identifiées à ce jour. 


Des facteurs propres à chaque chien :

→ L’âge

Les données de la littérature sont homogènes à ce sujet : le SDTE peut se déclarer à tout âge, mais apparaît le plus souvent sur des individus d’âge moyen à avancé (plus de 7 ans surtout). L’étude de Glickman et al. a montré que le risque de développer un SDTE augmente avec l’âge, dès 3 ans chez les grandes races (Glickman LT, Glickman NW et al., 2000). 

Cette constatation s’expliquerait par le fait qu’avec l’âge, les ligaments suspenseurs de l’estomac se distendraient, ce qui faciliterait un volvulus (cas d'obstruction mécanique au transit intestinal) (Hall JA, Willer RL, Seim HB et al., 1995).


→ La race

Les races canines considérées traditionnellement comme les plus prédisposées sont le Dogue allemand, l’Irish wolfhound, le Terre-Neuve, le Saint-Bernard ainsi que le Berger allemand, le Setter irlandais, l’Akita Inu, le Boxer, le Setter gordon, le Colley, le Basset Hound et le caniche moyen. De nombreux cas sont aussi recensés pour le Bouvier Bernois.

Ce sont essentiellement les races de chiens pourvues d'un thorax profond et étroit, car elles ont une relation anatomique entre l’estomac et l’œsophage modifiée (donc une moindre capacité pour évacuer les gaz digestifs).

Il faut aussi retenir que les chiens de pure race ont 2,5 fois plus de chance de développer un SDTE, par rapport aux chien croisés. 


Découvrez l'alimentation enfin sur-mesure 

pour votre chien

→ La génétique

Plusieurs études tendent à montrer qu’un chien de race grande à géante et pure, dont le thorax est profond et étroit, et dont au moins un membre direct (frère ou sœur, descendance, parent) a développé un SDTE, a plus de risques d’être touché par un SDTE que les autres (Burrows C et Ignaszewski L, 1990; Glickman LT, Glickman NW et al., 2000; Fossum TW, Hedlund CS, Hulse DA et al., 2002; Broome CJ et Walsch VP, 2003). L’effet « lignée » est donc très important.


→ Le caractère

Le stress serait un facteur de risque avéré : une étude a démontré que le caractère « heureux » ou 

« insouciant » d’un chien est un facteur significativement protecteur, alors qu’un caractère agressif est associé à un risque plus élevé de SDTE chez les chiens de grande race (Glickman LT, Glickman NW et Schellenberg DB, 1997; Glickman LT, Glickman NW, Schellenberg DB et al., 2000). Le stress modifierait la motilité gastro-intestinale, en particulier lors d’épisodes de stress émotionnel (Glickman LT, Glickman NW et al., 1997), et pourrait agir comme un facteur déclenchant.


→ Des infections / maladies

Des pathologies telles qu’un iléus, un traumatisme, des désordres de motilité gastrique ou des vomissements voire une MICI seraient des facteurs contribuant à l’installation d’un SDTE (Fossum TW, Hedlund CS et al., 2002).


Des facteurs propres à l’alimentation et au mode de vie du chien :

→ Alimentation / prise de boisson

Les études de facteurs de risques alimentaires restent contradictoires à ce jour, notamment en ce qui concerne la fréquence des repas quotidiens et la vitesse d’ingestion. En effet, certaines études ont mis en évidence un risque concernant les chiens qui mangent vite et qui disposent d’un repas dans la journée, uniquement à base d’aliments secs (Glickman LT, Glickman NW et al., 1997; Ellwood CM, 1998). Selon une autre étude de Glickman et al., le fait de surélever la nourriture, de restreindre l’accès à l’eau avant et après le repas semble augmenter le risque de SDTE.


D’autres études au contraire affirment que la fréquence des repas et la vitesse d’ingestion ne sont pas des facteurs de risque significatifs, mais que le risque augmente si l’aliment contient uniquement des particules de moins de 30 mm de diamètre (Theyse LFH,Van De Brome WE et Van Sluijs FJ, 1998).


Plus la quantité ingérée d’un seul coup est grande, plus le risque de SDTE augmente et ce quel que soit le nombre de repas par jour.


Comment limiter les risques de dilatation-torsion d’estomac ?

Il existe de nombreuses recommandations, publiées dans des manuels vétérinaires, où il est par exemple conseillé de diviser la ration alimentaire en plusieurs repas journaliers, d’éviter l’exercice physique de même que la consommation d’eau juste avant ou après le repas, de ralentir la vitesse d’ingestion, d’humidifier les aliments secs avant de les distribuer, voire de surélever la nourriture afin de diminuer l’air ingéré. 


Il n’existe pour ces recommandations aucune preuve scientifique solide, et les études publiées menées à ce sujet restent contradictoires sur plusieurs points (Guilford WG, Center SA et al., 1996).


Dans son étude publiée en novembre 2000, Glickman [94] observe que le risque de développer un SDTE est significativement plus élevé chez les chiens dont le repas est donné en position surélevée. Il en est de même pour ceux dont la prise de boisson était restreinte en période pré et post-prandiale.


Sur la composition de la ration, on a longtemps incriminé les croquettes industrielles à base de céréales [38]; toutefois une étude [202] récente portant sur les facteurs de risques alimentaires du SDTE est en contradiction avec cette affirmation, et tire la conclusion que la présence d’huile ou de matière grasse parmi les quatre constituants principaux de la ration augmente significativement le risque de survenue d’un SDTE, tandis que les hydrates de carbones, longtemps cités comme responsables [72, 249] n’ont pas montré une augmentation du risque de SDTE quand leur participation à la couverture des besoins en énergie métabolisable était en augmentation. 


Dans la même étude, le risque s’est trouvé être diminué avec l’augmentation de la quantité de protéines d’origine animale dans les croquettes industrielles. 


La présence de soja, de maïs, de riz ou de blé parmi les quatre principaux constituants de la ration n’était pas, de la même manière, significativement associée à une augmentation du risque.


Il n’a pas été prouvé que l’administration de croquettes soit un facteur de risques, mais complémenter une nourriture sèche par des restes de table ou la nourriture en boîte réduirait le risque de SDTE entre 30 à 60%.


Enfin, les changements brutaux d’alimentation, sans qu’une transition alimentaire n’ait été effectuée, prédispose également au SDTE, comme il a été montré par Sourbe [227].


→ Sur l'alimentation 

Pour limiter les risques de SDTE, il est recommandé depuis quelques années de donner un aliment de qualité, très bien valorisé et modéré en fibres (< à 4%) et en matières grasses (< à 16%), de répartir le volume alimentaire en plusieurs petits repas (au moins 2), d’éviter les gamelles surélevées (sauf indication thérapeutiques car celles-ci, non physiologiques, favoriseraient le risque d’aérophagie), de donner des aliments adaptés à la taille de l’animal et qui l'obligent à mastiquer plus longtemps ; et de ralentir au maximum la vitesse d’ingestion, voire de donner une partie de l’alimentation sous une forme autre que les croquettes (pâtée complète de qualité ou ration ménagère). 


Donner les repas au calme, dans un endroit serein. Pour les chiens les plus à risque ou en convalescence, répartir la ration en au moins 4 à 6 petits repas et la donner la plus mixée et bouilli possible (il faut que le tout ressemble aux petits pots pour bébé). 


En tout état de cause et étant donnée la variabilité des résultats de différentes études, il convient de pondérer certains conseils prophylactiques disponibles dans diverses sources à destination du grand public.


→ Favoriser l'activité 

De manière générale, une activité physique importante est associée à un risque réduit de SDTE chez les races géantes (Glickman LT, Glickman NW et al., 2000).


Mais en ce qui concerne l’activité physique autour du repas, les études sont contradictoires. En effet, certains auteurs affirment que l’exercice physique après un repas important à base d’une nourriture industrielle et d’eau serait un facteur de risque au développement d’un SDTE (Fossum TW, Hedlund CS et al., 2002).


D’autres auteurs au contraire montrent dans leurs études que le fait de restreindre l’exercice avant et après le repas, et d’humidifier un aliment sec avant le repas augmenterait le risque de SDTE chez les grandes races (Glickman LT, Glickman NW et al., 2000).