LE GUIDE COMPLET POUR ADOPTER UN CHIEN

Vous songez à adopter un chien, ou votre décision est déjà prise et vous vous apprêtez à accueillir un nouveau compagnon à quatre pattes dans votre famille ? Dans les deux cas, vous ne pouvez pas aborder l’adoption d’un chien sans vous poser au préalable plusieurs questions et sans méticuleusement préparer son arrivée. N’oubliez pas que votre toutou partagera votre vie pendant une bonne dizaine d’années – voire plus pour les plus chanceux !

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Avant l’adoption : conseils et mise en garde

L’adoption d’un animal, et a fortiori celle d’un chien, n’est jamais un acte anodin. Elle change beaucoup de choses dans la vie des maîtres, qui doivent s’adapter et faire des concessions sur leur mode de vie. Il faut choisir le bon moment, la bonne situation avant de se lancer, et il est particulièrement important de s’interroger afin de savoir si l’on est prêt ou non à accueillir un chien chez soi.

Se poser les bonnes questions

Ces questions peuvent paraître triviales, mais elles restent un bon moyen d’évaluer votre capacité actuelle à vous occuper d’un animal, et encore plus d’un chien, qui demande quand même une certaine maintenance.


Quid de votre famille ?

Comment se compose votre famille ? Avez-vous des enfants ? Êtes-vous célibataire ? Certains chiens n’apprécient guère les plus jeunes et l’entente pourrait tourner au vinaigre. De même, avez-vous d’autres animaux ? Là encore, faites bien attention ! Il est assez fréquent que des conflits apparaissent si le chien qui était là avant peine à supporter ses congénères. Pour les chats, le constat est similaire, d’autant que nos matous sont des animaux territoriaux qui ont parfois du mal à accepter de nouveaux arrivants.


Maison ou appartement ?

Contrairement à ce qu’on peut penser, l’appartement n’est pas motif de disqualification pour avoir un chien. Cependant, il ne faut pas non plus se voiler la face : certaines races ne sont pas faites pour vivre en appartement. De plus, il faut tout de même compter une surface minimum pour que le chien puisse être heureux, même dans le cas d’un animal de petite taille. Adopter un chien lorsque l’on habite dans un studio n’est pas du tout recommandé.

La maison est un plus indéniable, mais elle ne vous met pas non plus à l’abri de désagrément et ne rime pas nécessairement avec le bonheur de votre futur chien. Une maison avec un jardin n’est pas un prétexte pour laisser votre toutou des heures durant même si la présence d’un espace extérieur reste idéale.


L’organisation de votre temps

Un chien demande du temps et de l’investissement. Rien qu’au début, vous devrez l'éduquer et lui apprendre les ordres de base. Par la suite, vous devrez le promener, jouer avec lui, etc. Si vous travaillez toute la journée et n’avez qu’à peine deux heures à consacrer chaque jour à votre futur animal, il est préférable de ne pas adopter, sauf si quelqu’un peut venir s’occuper de votre toutou en votre absence.


Votre budget

L’adoption d’un chien a un prix, ainsi que des coûts « cachés ». Si vous achetez un animal auprès d’un éleveur, vous devrez déjà avancer une importante somme d’argent. Le coût d’une adoption en association ou refuge est bien moindre, mais dans tous les cas, d’autres dépenses vous attendent par la suite. Car un chien coûte cher. Si les races plus petites consomment moins de croquettes et font donc baisser la note d’alimentation, d’autres, comme le Dogue allemand, mangent énormément chaque mois.

D’autant que l’achat de croquettes bon marché et bas de gamme en supermarché est fortement déconseillé ! Sans vous ruiner non plus, préférez des croquettes un peu plus chères, mais de qualité. La santé de votre chien mérite quelques petits sacrifices. En parlant de santé, n’oubliez pas le coût des visites vétérinaires, des vaccins, et des éventuels coûts médicaux en cas de maladie. Ajoutez à cela les jouets et les accessoires, les séances chez le toiletteur pour certaines races, et vous comprendrez très vite qu’un chien demande un budget mensuel assez important.


Les vacances et voyages

Que ferez-vous de votre chien lorsque vous devrez voyager ? Tous les hôtels et maisons d’hôte n’acceptent pas les animaux. Comment ferez-vous lors des longs voyages en avion ? Il est possible de voyager en avion avec son chien sur certaines compagnies, mais pas toutes. La SNCF autorise aussi de voyager avec son chien, mais soumet ces voyages à plusieurs conditions (payement d’un billet spécial, port de la muselière, obligation de quitter le wagon si votre animal indispose les autres voyageurs). Chaque année, des milliers de chiens sont abandonnés avant les vacances par des maîtres peu scrupuleux. Si vous devez partir sans votre chien, pourrez-vous trouver une solution de dépannage auprès d’un proche ou d’une entreprise de pet sitting ?


Pensez à l’avenir

Même s’il est parfois difficile de se projeter, cette étape est importante. N’oubliez pas que votre chien restera avec vous plusieurs années. Vous devez donc être certain de pouvoir continuer à vous occuper de lui, peu importe les événements de votre existence. Que ferez-vous de votre animal si vous déménagez ? Serez-vous encore capable de vous occuper de lui si vous avez un enfant par la suite ? Que se passera-t-il en cas de séparation ? Même si ces questionnements vous paraissent lointains, ils sont essentiels.


Quelle race choisir ?

Tous les races ne sont pas faites pour tout le monde, malheureusement. Et même si vous avez très envie d’accueillir un race qui vous a tapé dans l’œil, votre situation actuelle ne vous le permettra peut-être pas. Adopter un chien-loup de Saarloos lorsque l’on travaille plus de huit heures par jour hors de chez soi est par exemple une très mauvaise idée. Avant de vous décider, étudiez scrupuleusement les races de chien qui vous plaisent pour voir si votre mode de vie correspond. Un seul mot d’ordre : ce n’est pas le chien qui doit s’adapter, mais l’inverse.

Où adopter son chien ?

Si vous pouvez répondre à toutes ces questions avec certitude, alors vous êtes prêt à adopter un toutou ! Mais où ? Car plusieurs options s’offrent à vous. Si certaines sont parfaitement valables, comme notre partenaire Pet Adoption, d’autres sont absolument à éviter.


En refuge ou en association

Adopter à la SPA, ou dans toute autre association de votre région ou département, est une excellente idée. Les chiens de refuge méritent tout autant que les autres de trouver une famille. Les bénévoles des associations connaissent en général très bien les animaux et savent sélectionner les familles qu’il leur faut. Les chiens sont vaccinés et stérilisés, et l’adoption coûte bien moins cher que chez un éleveur. Vous voulez adopter un grand chien à la SPA ? C’est possible. Vous souhaitez adopter un petit chien à la SPA ? Aussi possible.

Vous trouverez énormément d’animaux qui n’attendent qu’un foyer pour être heureux. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, on trouve également des chiens de race dans les refuges. Certaines associations, souvent appelées « Seconde chance », se spécialisent même dans le sauvetage de chiens d’une race spécifique. Alors n’hésitez pas à jeter un œil et à vous renseigner. Il existe aussi des associations spécialisées dans l’adoption de chiens maltraités venus de l’étranger ou des DOM-TOM. Pourquoi ne pas adopter un chien créole, par exemple ?

Vous pouvez aussi adopter des chiens réformés ou retraités de la gendarmerie ou de la police ! C’est un bon moyen d’offrir une retraite à des chiens qui ont de plus déjà reçu une excellente éducation !


Auprès d’un éleveur

Si vous souhaitez une race bien précise, vous pouvez vous tourner vers les élevages. Mais attention, pas n’importe lequel non plus. Vous devez le choisir avec soin pour être certain d’accueillir chez vous un animal équilibré et bien dans ses coussinets. Voici quelques conseils pour reconnaître un éleveur sérieux :

  • Niveau administratif, il doit être déclaré. N’encouragez pas les portées sauvages faites par les particuliers pour gagner de l’argent.

  • Si possible, essayez de choisir un élevage près de chez vous pour limiter les temps de trajet, le jour où vous irez chercher votre toutou.

  • Vérifiez qu’il n’élève pas plusieurs races de chien : en général, les éleveurs sérieux se concentrent sur une race, voire deux maximum. Plus le nombre de races est important, plus il y a de risques que l’éleveur voie avant tout le profit.

  • Corollaire du point précédent, l’éleveur doit parfaitement connaître la race qu’il élève. S’il ne fait qu’évoquer le prix de l’animal avec vous, fuyez. Il doit être capable de vous donner tous les conseils nécessaires pour accueillir un chien de cette race en toute quiétude.

  • Les bons éleveurs n’hésiteront jamais non plus à refuser de vendre un chien à une personne s’ils estiment que le profil ne correspond pas à celui de la race. Ils vous poseront de nombreuses questions sur votre mode de vie pour être certains que vous serez capable de prendre soin de votre futur chien. De même, aucun éleveur sérieux ne vous cédera un animal avant le délai légal, c’est-à-dire huit semaines.

  • Visitez impérativement les élevages avant d’acheter ! Vous devez étudier l’environnement des animaux. Ils doivent être abrités dans des bâtiments bien chauffés l’hiver, bien aérés l’été, avec une nurserie. Idéalement, ils vivent à l’intérieur de la maison de l’éleveur, mais ils peuvent aussi évoluer dans un bâtiment spécial, tant qu’ils sont correctement sociabilisés chaque jour. Vérifiez aussi l’état de propreté des lieux où évoluent les animaux.

  • Regardez l’état des animaux, et de la mère en particulier. Demandez combien de portées ont lieu par an. Si la mère a plus d’une portée par an, changez d’éleveur immédiatement. Demandez aussi combien de portées a eu la femelle au cours de sa vie ? Si le nombre est supérieur à cinq, cela n’est pas bon signe.

  • Qu’en est-il des mâles reproducteurs ? Appartiennent-ils à l’éleveur ? Il n’est pas rare de faire appel à des mâles d’autres élevages. Dans ce cas, demandez le maximum d’informations possible sur l’animal. Vous devez impérativement avoir accès à ses papiers d’identification.

  • Comment l’éleveur sélectionne-t-il ses animaux ? Il est préférable de choisir un élevage où les critères comportementaux prennent le pas sur les critères de beauté physique.

  • Les chiens doivent être identifiés au Livre des Origines Français ! L’éleveur doit par ailleurs être capable de vous fournir une généalogie détaillée de votre chien.

  • De même, vous devez être en possession d’une attestation de cession, sorte de contrat attestant de la vente. L’éleveur vous remettra également un certificat de bonne santé vétérinaire, le passeport du chien avec le numéro de sa puce d’identification.

Où ne pas adopter son chien ?

À l’inverse, il existe des endroits où vous ne devez jamais acheter ou adopter votre chien. Cela peut être tentant : parfois, le prix, voire l’absence de prix, est alléchant, mais n’oubliez pas qu’un animal reste un être vivant, et qu’il ne doit pas être utilisé comme un simple moyen de profit par des personnes peu scrupuleuses.


En animalerie

Acheter un chien dans une animalerie est toujours déconseillé, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les conditions dans lesquelles vivent les chiens sont très loin d’être optimales. Bien souvent séparés de leur mère trop tôt, ils n’ont pas reçu tous les codes canins nécessaires. À l’âge adulte, cette situation ne manquera pas de vous poser de gros problèmes, car cela produit des chiens déséquilibrés, craintifs ou agressifs.

Autre point négatif de ce sevrage réalisé bien trop tôt : les chiots sont souvent malades. Ou il le deviendra assez rapidement après son adoption. Ce qui ne manquera pas de faire apparaître des coûts supplémentaires en cas de maladies graves. Pour certains animaux, il faudra même parfois aller jusqu’à l’euthanasie pour abréger leur souffrance.

Autre problème non négligeable : les chiots manquent en général de contacts humains, ce qui nuit aussi à leur sociabilisation. Ce défaut est assez difficile à réparer, et vous devrez faire appel à un spécialiste du comportement canin pour tenter de le corriger.

Les vendeurs en animalerie, contrairement aux éleveurs sérieux, n’ont pas les connaissances nécessaires sur toutes les races de chien et ne pourront pas vous donner tous les conseils dont vous avez besoin pour accueillir en toute sérénité votre boule de poils. Ils sont rarement formés en bien-être animal.

Attention à la provenance des animaux ! Certains arrivent tout droit d’Europe de l’Est, depuis les usines à chiot où les mères reproductrices sont exploitées dans des conditions indicibles. De plus, l’origine douteuse des animaux ne vous garantit pas d’avoir un chien « pure race », malgré les affirmations de l’animalerie. Si vous souhaitez un chien d’une race précise, prenez plutôt le temps de chercher un éleveur sérieux. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, les prix d’achat en animalerie ne sont pas nécessairement plus attractifs.


Auprès de particuliers non déclarés

Évitez aussi absolument d’adopter ou d’acheter des chiots auprès de particuliers, en répondant par exemple à des annonces sur les sites comme le Bon Coin. Ce type d’adoption encourage le trafic de chiens, l’exploitation des chiennes avec la multiplication des portées sauvages, mais également l’abandon. Chaque année, des milliers de chiots sont abandonnés – ou pire – à la suite de portées non désirées par des particuliers qui n’ont pas pris la peine de faire stériliser leur chienne.

Pourquoi adopter un chien auprès de particuliers, même gratuitement, n’est pas une bonne idée ? Tout simplement parce que vous ignorez tout de l’historique de l’animal. Vous n’avez aucune idée de qui sont les parents, s’ils ont été touchés par des maladies héréditaires ou non. Il est aussi possible que l’animal ne soit pas correctement sociabilisé, ce qui, à l’âge adulte, pourrait vous poser de sérieux problèmes. Enfin, il arrive que les particuliers n’hésitent pas à séparer les chiots de leur mère beaucoup trop tôt, alors que le sevrage n’est pas terminé. Là encore, vous prenez le risque que votre chien soit déséquilibré à l’âge adulte.

Les chiots élevés par des particuliers non déclarés ne sont pas non plus inscrits au LOF, mais simplement typés. Certes, les prix sont plus attractifs que chez un éleveur, mais vous prenez des risques inutiles. Si vous n’avez pas les moyens d’acheter un animal « pure race », mais souhaitez malgré tout une race particulière, pourquoi ne pas prendre contact avec la SPA ou les associations de votre région ? Les refuges accueillent hélas de nombreux animaux, et l’un d’entre eux pourrait très bien correspondre à ce que vous cherchez.

Chiot ou chien adulte ?

La question ne se pose pas si vous adoptez auprès d’un éleveur, mais que faire si vous avez décidé d’adopter votre chien auprès d’une association ? Les chiots et les adultes ont des besoins et des attentes différents. Vous devez aussi vous demander ce que vous souhaitez faire et ce que vous attendez vous-même de votre chien.


Pourquoi un chiot ?

Adopter un chiot présente des avantages. D’abord, votre petit chien a un caractère beaucoup plus malléable qu’un chien adulte, dont les caractéristiques sont déjà bien définies. Il sera donc plus facile pour vous, en théorie, de l’éduquer et de lui apprendre ce que vous attendez de lui. Adopter un chiot vous permet aussi de bien faire attention à sa sociabilisation, qui doit avoir lieu entre le deuxième et le troisième mois pour être optimale. L’âge légal d’adoption étant deux mois, vous êtes donc dans la période idéale pour entamer ces étapes très importantes de la vie de votre animal.

Mais attention, avoir un chiot chez soi n’est pas non plus de tout repos, et s’occuper de lui vous demandera beaucoup de temps et d’énergie. Vous devez lui apprendre la propreté, et vous n’échapperez pas aux accidents. Vous devrez donc faire preuve de patience et d’indulgence avec votre petit chiot. Les premières nuits promettent aussi d’être difficiles, car il vient de quitter sa famille pour arriver dans une maison inconnue, auprès de personnes inconnues. Pensez aussi à bien sécuriser votre environnement, car les chiots sont curieux par nature. Attendez-vous donc à ce que votre nouvelle boule de poils cause quelques dégâts chez vous !


Pourquoi un chien adulte ?

Adopter un chien adulte est très différent d’adopter un chiot. Vous avez en effet affaire à un chien qui a déjà développé son caractère et qui a connu des expériences de vie plus ou moins positives. Il est parfois difficile de connaître le passé exact des chiens que l’on retrouve dans les refuges, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’ils ne méritent pas une seconde chance, bien au contraire.

Si votre chien attend depuis un certain moment dans un refuge ou une association, il y a de fortes chances pour que les bénévoles connaissent bien son caractère et ses habitudes, ce qui permet de lui trouver la famille qui lui correspond le mieux. Avec un chien adulte, vous n’avez aussi aucune surprise concernant sa taille définitive ! Il sera aussi plus calme et moins turbulent qu’un chiot.

Un chien adulte peut cependant être un peu plus difficile à éduquer, mais rien d’insurmontable non plus. Vous pouvez tout à fait faire appel à un éducateur canin pour vous épauler !

Enfin, vous pouvez aussi adopter un chien âgé. Dans les refuges et les associations, ces chiens ont hélas beaucoup moins de chance d’être adoptés que les autres et attendent souvent longtemps de trouver une famille – s’ils en trouvent une. Adopter un chien âgé vous offre la possibilité d’offrir une fin de vie paisible à un animal. Certes, si celui-ci est malade, vous aurez sans doute des frais vétérinaires, mais n’oubliez pas non plus qu’un chien âgé arrive à la fin de sa vie.

En théorie, vous vous engagez également pour une période plus courte que pour un chiot ou un chien plus jeune. De plus, n’oubliez pas qu’adopter un chiot ne vous met pas non plus à l’abri d’avoir un chien malade. Alors n’hésitez pas à donner sa chance à un toutou senior !

Mâle ou femelle ?

Certains maîtres se posent parfois la question de savoir s’ils doivent adopter un mâle ou une femelle. Y aura-t-il une différence de caractère entre les deux animaux ? En réalité, les différences comportementales sont assez minimes, et tout se joue en général sur le gabarit, car pour certaines races, la différenciation sexuée est assez marquée.

Une autre différence très importante à prendre en compte est bien évidemment la différence physiologique. Si vous adoptez une femelle, vous devrez gérer ses chaleurs deux fois par an. Ces périodes, quand même assez longues, influent sur le comportement de l’animal. Mais aussi sur le vôtre, car vous devrez vous adapter pour éviter de vous retrouver avec une portée sauvage. Il est par ailleurs préférable de faire stériliser sa chienne pour éviter ce genre de désagrément, mais aussi pour la protéger de certaines maladies très graves. Quant aux mâles, non castrés, ils pourraient se montrer plus bagarreurs avec leurs congénères. Là encore, il est de toute façon préférable d’opérer à une stérilisation de l’animal.

Hormis ces différences d’ordre physique, c’est avant tout l’individu qu’il faut prendre en compte, et non se baser sur des généralités. Aussi, lorsque vous vous rendez dans un élevage ou dans une association, observez bien le chien ou la chienne pour connaître son caractère. Il existe des animaux plus timorés, plus téméraires, plus craintifs, plus affectueux ou plus courageux que d’autres. Il est très important de prendre aussi ce paramètre en compte au moment de l’adoption, car vous devez trouver un chien qui vous correspond !

Préparer l'arrivée de son chien

Vous avez pris votre décision, bien réfléchi, et vous vous apprêtez à présent à accueillir votre chien ou votre chiot chez vous. Mais pour que tout se passe bien, vous devez bien entendu préparer son arrivée !

Si vous avez adopté un chiot chez un éleveur, essayez de lui rendre visite assez souvent pour qu’il puisse déjà un peu s’acclimater à votre présence. Amenez un t-shirt avec votre odeur pour lui, et emportez un tissu avec l’odeur de sa mère, par exemple, pour le placer chez vous. Si vous avez d’autres animaux, ils pourront déjà s’habituer un peu à la présence du nouvel arrivant. De même, ce bout de tissu imprégné d’une odeur connue vous sera aussi d’une aide précieuse pour calmer votre chiot lors de son arrivée dans un lieu inconnu.

Côté matériel, prévoyez-bien tout pour ne pas devoir courir partout le jour J. Achetez un panier adapté à la taille de l’animal. Si vous accueillez un chiot, prenez un petit panier. Vous en rachèterez un plus tard. Prévoyez les gamelles d’eau et de nourriture, les jouets, les coussins, les couvertures, le harnais, la laisse, etc. Évitez d’acheter un tapis de propreté pour chien : sur le papier, l’idée n’est pas mauvaise, mais en pratique, elle peut se révéler désastreuse, car cet objet habituera votre chien à faire ses besoins à l’intérieur de votre foyer.

Prévoyez aussi un premier rendez-vous chez le vétérinaire, afin de vérifier le plus rapidement possible si votre chiot ou votre chien est en bonne santé. La détection de certaines maladies, comme la maladie de Carré, la parvovirose, l’hépatite de Rubarth ou encore la dysplasie de la hanche, constitue des vices rédhibitoires. Cela veut dire que leur découverte permet à l’acheteur de se retourner contre le vendeur de l’animal.

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Pendant l’adoption : tout faire pour que tout se passe bien

Vous devez à présent aller chercher votre chiot ou votre chien et le ramener chez vous. Durant le trajet en voiture, essayez de le rassurer au maximum. Si c’est un petit chiot, le changement d’environnement est grand : il quitte sa mère et ses frères et sœurs pour voguer vers l’inconnu. Prévoyez peut-être des alèses pour éviter les accidents dans la voiture. Vous pouvez acheter un petit panier de transport pour y placer votre animal – s’il y rentre ! – avec des tissus imprégnés de l’odeur de sa mère.

La marche à suivre une fois chez vous

Une fois chez vous, il est très important de laisser faire votre nouveau compagnon à quatre pattes à son rythme. Évitez surtout les cris et l’agitation autour de lui pour lui faire peur. Placez-le dans une pièce où il aurait le droit d’aller, même une fois à l’âge adulte. L’éducation commence en douceur, dès l’arrivée de l’animal. Il est important de se montrer cohérent dès le début pour éviter de voir tout reprendre de zéro plus tard !

Permettez-lui d’explorer un peu votre habitation afin qu’il puisse se familiariser avec son nouvel environnement. Limitez cependant le nombre de pièces auxquelles il a accès pour éviter que l’animal ne se sente perdu ou apeuré. Laissez le temps à votre chien et ne le brusquez pas. Il doit faire à son rythme et surtout, dans le calme.

Le présenter aux autres membres de la famille

Si vous vivez seul, la question ne se pose pas dans l’immédiat ! Cependant, il est important pour l’animal de voir assez rapidement de nouvelles têtes pour bien entamer sa socialisation. Demandez à vos amis ou à des membres de votre famille de venir le voir pour que le chien puisse s’habituer à la présence des humains. Ces présentations doivent à nouveau s'effectuer dans le calme.

Si vous avez des enfants, il est capital de leur apprendre à ne pas hurler ou à s'agiter face au chien ou au chiot. Ils risqueraient de le brusquer et de lui faire peur. Ils ne doivent pas non plus le suivre partout, mais le laisser faire à son rythme. Votre nouveau compagnon s’habituera de toute façon très vite à leur présence !

De même, enseignez à vos enfants qu’il faut toujours respecter le chien. Il ne faut donc pas lui tirer sur les oreilles ou sur la queue, lui grimper dessus, le déranger lorsqu’il dort ou lorsqu’il mange, etc. Même le plus calme des toutous peut avoir un mouvement d’humeur quand des enfants l’ennuient trop longtemps. Et malheureusement, certains gros chiens feront des dégâts sans le vouloir.

Le présenter aux autres animaux

La présence d’un autre animal ou de plusieurs animaux n’est pas un obstacle à l’adoption d’un chiot ou d’un chien, mais elle demande cependant quelques ajustements et mises en garde pour s’assurer que tout se passe bien. L’arrivée d’un « intrus » perturbe forcément les animaux présents, et il ne faut pas précipiter les choses.


Un autre chien

Certaines races supportent moins bien leurs congénères que d’autres, en particulier les mâles. Avant toute adoption, il est très important de bien prendre ce paramètre en compte. Si vous avez plusieurs chiens, les présentations devraient se faire de manière commune et non individuelle.

Avant de faire les présentations, attendez un peu que votre nouveau chien ait fait connaissance des lieux, pour ne pas ajouter du stress à un autre stress. Une fois qu’il vous semble en confiance, vous pouvez laisser venir votre ou vos autres chiens.


Vous venez d’adopter un chiot

Attention à ce que les vaccins des autres chiens soient à jour ! Votre nouvelle boule de poils est en effet encore vulnérable, avant ses rappels, à certaines maladies. Choisissez un endroit neutre pour éviter que le chien de la maison ne se montre trop territorial. Gardez un œil sur les animaux, mais n’intervenez pas, sauf en cas de danger manifeste. Vous pouvez frapper dans vos mains pour attirer l’attention des animaux. Répétez l’opération, jusqu’à ce que le petit chiot ait été parfaitement accepté. En général, les jeunes chiens s’intègrent assez facilement.


Vous venez d’adopter un chien adulte

Les présentations entre chiens adultes peuvent être un peu plus corsées, mais rien d’insurmontable non plus, rassurez-vous. Cependant, attendez-vous à ce que l’entente prenne un peu plus de temps qu’avec un chiot. Essayez de choisir un lieu neutre pour la présentation et laissez-les se renifler en surveillant bien le déroulé des opérations. Il est possible qu’il y ait quelques grognements, mais si les choses s’enveniment, intervenez pour séparer les chiens.

Recommencez l’opération aussi souvent que nécessaire. Au début, évitez de placer les paniers de vos animaux l’un à côté de l’autre, de même que pour les gamelles, afin d’éviter les rencontres frontales. Si vraiment, la cohabitation se passe mal ou que votre chien n’accepte pas le nouveau venu, vous pouvez faire appel à un comportementaliste canin pour vous aider.


Un chat

À l’inverse des chiens, les chats sont des animaux territoriaux par nature. L’arrivée d’un nouvel animal, qui plus est un chien, ne sera donc pas forcément vue d’un très bon œil. En tout premier lieu, sachez que vous ne devez jamais forcer un chat à rencontrer un chien. Vous risqueriez de laisser sur votre félin un traumatisme durable. Il faut donc effectuer les présentations avec méthode.

L’idéal est que le chat et le chien aient grandi ensemble, mais bien sûr, cela n’est pas toujours possible. Si le chien arrive après le chat, voici quelques précautions à prendre pour éviter une catastrophe. Assurez-vous d’abord que votre chiot ou chien est plus ou moins calme : un animal trop excité risquerait de faire peur à votre matou.

Il est préférable de ne pas précipiter la rencontre. Si vous le pouvez, tentez déjà d’habituer votre chat à l’odeur du chien ou du chiot en plaçant dans votre logement des tissus ou objets imprégnés de son odeur plusieurs semaines avant son arrivée. Votre félin aura au moins le temps de s’y habituer.

Après l’arrivée du chiot ou du chien, évitez encore la rencontre frontale. Isolez-les dans des pièces différentes. Vous pouvez placer une barrière au niveau de la porte, comme celles utilisées pour les bébés, afin que les deux animaux puissent s’observer sans risquer d’entrer en contact.

Une fois qu’ils ont bien fait connaissance, vous pouvez passer à l’étape supérieure. Tenez votre toutou en laisse, au cas où, mais n’intervenez pas à moins d’un danger imminent. Votre chat doit absolument avoir la possibilité de s’enfuir. Limitez les séances de ce type à dix minutes, et surtout, ne punissez pas votre chien s’il se montre un peu trop enthousiaste. Il risquerait d’associer la présence de votre matou à un comportement négatif de votre part.

Tentez de faire appel à leur gourmandise pour faciliter l’entente. Placez les gamelles de vos deux animaux à des distances respectables, avant de les rapprocher peu à peu lorsque vous voyez que la situation s’y prête. Si vous arrivez à les placer très proches l’une de l’autre, alors, c’est gagné, ou presque ! Laissez votre chat vaquer librement dans la maison en vous assurant que votre chien ne lui courre pas après ou ne soit pas trop brusque avec lui en voulant jouer.

Si votre chat ne souhaite pas rester dans la pièce avec le chiot ou le chien, tant pis. Vous allez devoir faire preuve de patience pour que la situation s’apaise, et même si les premiers jours seront très certainement difficiles, rassurez-vous. À défaut de devenir meilleurs amis, les animaux finiront par se tolérer.

Pour plus de sécurité, vous pouvez acheter une muselière de type Baskerville pour votre toutou, surtout s’il s’agit d’un chien adulte. Cette muselière ne restreint pas complètement la bouche de l’animal et vous permet de lui donner des friandises. Utilisez celles-ci pour apprendre à votre toutou à ne pas brusquer le chat ou à se précipiter vers lui au risque de lui faire peur.

  • À ne pas faire : ne prenez jamais votre chat dans vos bras ! Vous renforceriez son sentiment de peur vis-à-vis de votre chien.


Des NAC

Les Nouveaux Animaux de Compagnie, ou NAC, sont de plus en plus populaires en France. Mais que faire lorsque l’on s’apprête à accueillir un toutou qui n’en a peut-être jamais vu de sa vie ? Un petit NAC ne fera pas le poids contre un chien ou un chiot un peu trop excité. Il faut donc faire attention et prendre quelques précautions pour éviter un drame.

Avant de vous lancer dans une adoption, réfléchissez bien à la race que vous souhaitez adopter. Si vous possédez des NAC comme les rongeurs et les oiseaux, il est sans doute préférable de ne pas se diriger vers un toutou avec un fort instinct de prédation comme les chiens de chasse. Les reptiles posent moins de problèmes, car il est rare qu’il y ait un risque de contact direct entre les animaux.

Pour les rongeurs et les oiseaux, commencez d’abord par laisser votre chien observer l’animal à travers sa cage. Ne tentez pas une rencontre directe sans aucune préparation préalable ! Évaluez la situation et répétez l’opération aussi souvent que nécessaire. Lorsque vous serez sûr que votre chien ne risque pas de s’en prendre à votre NAC, vous pourrez le sortir de sa cage. Dans tous les cas, ne les laissez jamais seul tous les deux !

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Après l’adoption : vivre avec son chien

C’est fait : votre chiot ou votre chien est désormais bien arrivé chez vous et commence à s’habituer à sa nouvelle demeure ! À présent, à vous de tout faire pour que tout se passe pour le mieux. Pour cela, voici quelques précieux conseils qui permettront à votre toutou de s’intégrer à merveille dans sa nouvelle famille, tout en évitant les erreurs qui risqueraient de vous coûter cher plus tard.

La question du couchage

Adopter un chien vous met parfois face à des choix dont il faut avoir conscience des conséquences. Les premières nuits avec votre chien ou votre chiot à la maison risquent d’être compliquées à gérer, mais vous devez faire preuve de résolution, quitte à évoluer sur la question ensuite. Il est toujours plus simple d’interdire, puis d’autoriser que de faire l’inverse.

Voilà pourquoi les spécialistes conseillent de ne pas faire dormir son chien dans sa chambre, et encore moins sur son lit, du moins au départ. Si votre chiot peine à s’endormir la nuit les premières fois, vous pouvez placer son panier dans votre chambre, au pied de votre lit pour ensuite l’éloigner chaque soir un peu plus, jusqu’à ce qu’il soit complètement hors de la pièce.

Pourquoi déconseiller aux maîtres de laisser dormir leurs animaux avec eux ? Tout simplement car cela risquerait de créer un phénomène d’hyper-attachement, qui ensuite entraînerait de l’anxiété de séparation. Votre chien ferait alors montre de comportements problématiques pour manifester sa souffrance : destruction, aboiements… De plus, laisser dormir son chien dans sa chambre ou sur son lit déséquilibre la hiérarchie familiale.

Commencer rapidement son éducation

L’éducation de votre chiot ou de votre chien doit commencer dès son arrivée chez vous. Dans le cas d’un jeune chien, l’éducation sera en général plus simple, car vous partez de zéro. Vous avez donc face à vous une toile entièrement vierge que vous devrez peindre avec soin pour éviter les ratures difficiles à masquer ensuite.

Dès le départ, posez des règles strictes. Ce que vous comptez lui interdire plus tard doit l’être dès son arrivée. Il est facile de se laisser attendrir par un chiot, mais n’oubliez pas qu’il va grandir ! Surtout si vous adoptez un gros chien. Il est plus facile de maîtriser une boule de poils de quelques kilogrammes qu’un énorme molosse de cinquante kilos. Si vous ne parvenez pas à vous imposer dès le départ, vous irez au devant de sérieux problèmes.

Cependant, faites très attention. L’éducation d’un chien ne doit jamais passer par la violence. Depuis de très nombreuses années, vétérinaires, éducateurs et spécialistes s’accordent à dire que l’éducation, pour être efficace, doit se fonder sur une approche positive. Le principe est très simple : récompensez les bons comportements de votre toutou et ignorez les mauvais. Le but est de renforcer l’envie de reproduire la bonne attitude dans le but d’obtenir une récompense (sous forme de caresse, compliment, friandise ou jeu), plutôt que de passer par la coercition et la peur.

L’éducation positive est aussi un excellent moyen de renforcer la relation et les liens que vous entretenez avec votre chien, en passant du temps avec lui. Vous n’avez pas besoin d’y consacrer des heures chaque jour : un quart d’heure suffit. Au-delà, votre chien perdrait de toute façon sa concentration, et la séance s’avérerait inutile.

La punition doit-elle être entièrement bannie ? Non, mais il faut qu’elle reste exceptionnelle, immédiate et non violente. Cela peut par exemple être l’arrêt du jeu en cas de mauvais comportements. Vous pouvez aussi ignorer votre toutou pour lui laisser le temps de se calmer. Les chiens sont des animaux intelligents : ils associent rapidement un désagrément avec un comportement.

Pour que l’éducation soit réussie, vous devez également adopter la bonne attitude et appliquer trois grands principes qui vous suivront toute votre vie : constance, cohérence et patience. Éduquer un chien prend du temps. Faites preuve d’indulgence avec lui et répétez les exercices autant de fois que nécessaire. Soyez cohérent. Ne changez pas d’ordre toutes les cinq minutes et n’utilisez pas d’injonctions contradictoires. Ce qui est interdit doit l’être sur le long terme et non pas un jour sur deux.

Si vous vous sentez dépassé par la situation ou si vous avez tout simplement peur de commettre un impair, n’hésitez surtout pas à faire appel à un éducateur canin pour vous aider ! Vous pouvez également vous rendre dans une école du chiot pour parfaire l’éducation de votre toutou. L’éducation n’est pas seulement un moyen de vous faire obéir : elle permet aussi à votre boule de poils d’évoluer sans crainte en société.

Voici les quelques ordres de base qu’il est important d’apprendre dans les plus brefs délais :

  • Le rappel

  • La marche en laisse

  • Le stop

  • Le « non »

  • Assis et couché


Refaire l’éducation d’un chien adulte

Lorsque vous adoptez un chien adulte, vous ne connaissez en général rien de son passé. Son éducation est donc bien souvent un gros point d’interrogation. Certaines associations et refuges tentent d’inculquer quelques ordres de base à leurs toutous avant de les laisser partir dans leur nouvelle famille. D’autres chiens ont déjà reçu une solide éducation avant d’être abandonnés. Mais pour d’autres, il faut tout reprendre de zéro.

Comme pour un chiot, certains ordres doivent être inculqués le plus rapidement possible : le rappel, la marche en laisse, « assis » et le « non ». Un chien adulte a déjà son petit caractère et ce paramètre est à prendre en compte dans votre approche de son éducation.

Si le chien n’a pas été correctement socialisé, il faudra également passer par cette étape indispensable. S’il se montre agressif envers les autres chiens ou s’il est peureux, il est peut-être préférable de demander de l’aide à un comportementaliste canin, encore plus s’il s’agit de votre premier chien et que vous manquez peut-être encore des connaissances nécessaires.

Éduquer un chien adulte exigera de vous de la patience, mais soyez aussi indulgent que pour un chiot, car les habitudes et les peurs sont difficiles à dépasser. Laissez le temps à votre chien de se faire à sa nouvelle vie, sans pour autant, bien sûr, négliger ce passage obligé qu’est l’éducation.

Lui apprendre la propreté

Là encore, il s’agit d’une étape majeure et indispensable pour que la cohabitation avec votre nouvelle boule de poils se passe pour le mieux. Cependant, soyez patient et pardonnez les éventuels petits accidents qui risquent encore de se produire pendant un certain temps. Pour apprendre la propreté à votre chiot, vous devez l’encourager à faire ses besoins dehors en le félicitant dès qu’il le fait.

Pour cela, sortez votre toutou au moins toutes les heures et demi et amenez-le jusqu’à un endroit approprié. Évitez donc le milieu des trottoirs et préférez les caniveaux ou les petits carrés de verdure non fréquentés par les passants. Lorsque votre chiot fait ses besoins, félicitez-le abondement ! Il comprendra très vite qu’il est préférable de faire pipi dehors pour avoir des caresses ou des friandises.

Si possible évitez d’acheter un tapis de propreté, qui ne ferait que retarder l’apprentissage de la propreté chez le chien. Même si cet objet s’avère pratique, car vous évitez ainsi les accidents, vous encouragez surtout votre animal à faire ses besoins à l’intérieur de votre logement. Bien sûr, dans certains cas, ce tapis s’impose, notamment si vous n’êtes pas assez souvent chez vous pour sortir votre toutou le moment venu. Les chiots n’ont pas la totale maîtrise de leur vessie et ils ne pourront pas attendre plus de six heures avant de faire leurs besoins. Cependant, si vous êtes si souvent absent de votre domicile, demandez-vous si vous avez le temps de vous occuper correctement d’un toutou.

Enfin, vous pouvez éventuellement utiliser un tapis de propreté si votre jeune chiot n’a pas encore fait tous ses vaccins. En effet, on déconseille de sortir l’animal à l’extérieur pour éviter de le contaminer avec de sérieuses maladies. Pour utiliser un tapis de propreté, installez plutôt celui-ci dans une pièce carrelée, beaucoup plus simple à nettoyer. Ne le bougez pas sans cesse non plus pour éviter de donner l’impression à votre chien que la totalité de votre logement s’apparente à des toilettes géantes. N’en installez pas non plus dans chaque recoin pour la même raison.

Idéalement, il reste préférable de sortir votre chien à l’extérieur pour lui apprendre la propreté. Mais cela n’est pas toujours possible, et le tapis de propreté peut dépanner au moins temporairement. Cependant, à terme, votre chien doit apprendre à être propre et à faire ses besoins à l’extérieur. Si vraiment, vous n’avez pas la possibilité d’être régulièrement auprès de votre chiot, pourquoi ne pas faire appel à un pet sitter, qui pourra alors sortir votre petite boule de poils en temps voulu ?

Commencer à le sociabiliser

C’est encore une étape indispensable dans la vie d’un chien et de son maître. La socialisation est la clé d’une cohabitation réussie aussi bien chez vous qu’à l’extérieur, car votre toutou devra forcément se confronter un jour ou l’autre au monde qui l’entoure. Ce monde comprend ses congénères, bien sûr, mais aussi les autres animaux et les humains.

La socialisation d’un chiot ou d’un chien est un processus progressif, dont la réussite s’inscrit sur le long terme. L’approche est un peu différente en fonction de l’âge de l’animal, car un jeune chien sera un peu plus malléable qu’un adulte, chez qui certaines craintes peuvent déjà être ancrées en raison de diverses expériences passées.


Socialiser un chiot

La période idéale de socialisation chez le chiot se situe entre le deuxième et le troisième mois. Elle commence donc chez son éleveur et se poursuivra chez vous. Vous disposerez d’un mois pour que cette socialisation soit très efficace, même s’il n’est pas impossible, heureusement, de socialiser un chien à n’importe quel âge.

Les chiots sont curieux par nature. Ils n'éprouvent pas de crainte particulière face à des situations inconnues, et il faut donc mettre à profit cette certaine « candeur » pour les confronter au maximum de choses en un minimum de temps. Attention ! Les expériences doivent toujours être positives pour éviter l’installation d’un traumatisme durable chez l’animal.

Que faire pour réussir la socialisation de son jeune toutou ? Vous disposez de trois angles d’attaque :

  • la socialisation avec les autres animaux

  • la socialisation avec les autres personnes

  • la socialisation face à l’environnement

Vous ne pouvez faire l'impasse sur aucun de ces points.


La socialisation avec les autres animaux

C’est grâce à elle que votre toutou pourra fréquenter ses congénères sans que cela ne présente aucun danger, autant pour lui, pour les autres chiens, que pour les humains. C’est pourquoi il est important qu’il rencontre des chiens assez rapidement, mais attention, pas n’importe lesquels ! En effet, les jeunes chiots ne sont pas vaccinés lors de cette période critique et ne doivent pas entrer en contact avec des chiens inconnus dont on ignore l’état de santé général et les vaccinations.

En revanche, n’hésitez pas à mettre votre chiot au contact de toutous que vous connaissez. Les écoles du chiot exigent normalement que les vaccins des animaux soient à jour. Vous pouvez donc y emmener votre boule de poils pour qu’elle fasse la connaissance de ses congénères.

La socialisation de l’animal ne s’arrête pas à ses trois mois. Elle doit bien évidemment se poursuivre dans le temps. Une fois que le chien aura atteint ses trois mois et sera donc vacciné pour de bon, vous pourrez le mettre en contact avec d’autres toutous croisés au hasard des promenades, après avoir demandé aux propriétaires si leur chien accepte ses congénères ou non pour éviter les accidents, même si, en règle générale, les chiots sont moins exposés au mouvement d’humeur. Évitez de prendre votre chiot dans les bras dès que vous croisez un autre chien : vous entretiendrez un sentiment de peur dommageable sur le long terme.

Mettez aussi votre chiot en contact avec d’autres animaux : chats, lapins, oiseaux, chevaux… L’idée est de lui permettre de les accepter sans les prendre pour des proies, en ce qui concerne les animaux de petite taille. Pour les chevaux, cela lui évitera d’en avoir peur si vous en croisez lors d’une promenade.


La socialisation avec d’autres personnes

Il est important que votre chiot apprenne à être manipulé dès son plus jeune âge. Normalement, tout bon éleveur qui se respecte entamera cet apprentissage bien avant que votre nouveau compagnon n’intègre son nouveau foyer. Mais vous devrez aussi lui apprendre à accepter d’être brossé et shampouiné si nécessaire. Apprenez-lui aussi à supporter le lavage des dents et des oreilles, ainsi que la coupe des griffes.

Votre chien doit aussi être manipulé par différents types de personnes : adultes, adolescents, enfants, hommes, femmes, etc. Cela lui évitera d’en avoir peur. Faites bien attention à ce que les enfants ne fassent pas mal à l’animal sans le vouloir et ne les laissez pas sans surveillance. À cet âge, une mauvaise expérience laisserait des traces sur votre toutou.


La socialisation face à son environnement

Enfin, il faut apprendre au chiot à évoluer sans crainte au sein de son environnement, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Chez vous, habituez-le assez rapidement aux bruits du quotidien comme l’aspirateur, la machine à laver, la télévision, la musique, la radio, etc.

À l’extérieur, votre chiot apprendra aussi à ne pas craindre le bruit des voitures ou de la ville si vous vivez en milieu urbain. Si vous comptez prendre les transports en commun avec lui, commencez à l’y habituer dès son plus jeune âge pour éviter que plus tard, il ne dérange les autres passagers.

Il est aussi important d’habituer votre chien à la voiture assez tôt. Faites-lui faire de petits tours, avant de progressivement augmenter la distance. Si jamais votre toutou a le mal des transports, demandez des médicaments à votre vétérinaire.

Rendez-vous aussi avec votre boule de poils à la plage, à la forêt ou à la campagne. L’idée est de le faire voyager un maximum pour qu’il n’ait jamais de réaction de crainte ou une réticence face à un nouvel environnement. Emmenez-le partout où vous comptez l’emmener un jour, même si l’échéance est lointaine. Faites-lui visiter les gares ou même les aéroports si vous en ressentez le besoin.


Socialiser un chien adulte

La socialisation d’un chien adulte n’est pas du tout impossible. Si vous le pouvez, essayez d’abord de vous renseigner sur son passé auprès du refuge et de l’association, pour tenter de comprendre ce qu’il a pu vivre avant d’arriver chez vous. Tous les chiens de refuge n’ont pas subi de traumatismes ou de maltraitance. Certains ont dû être abandonnés car leur maître ne pouvait plus s’en occuper correctement ou à la suite d’une hospitalisation ou d’un décès, par exemple.

Si jamais le chien doit être socialisé, il est préférable de faire appel à un comportementaliste ou à un éducateur canin, car la situation n’est pas toujours évidente à gérer. Avant de pouvoir avoir les services d’un professionnel, tentez de limiter les risques de rencontre avec d’autres toutous. Évitez les parcs à chien, par exemple, ou les endroits très fréquentés, et ne détachez jamais votre chien ! Essayez aussi déjà de mettre en place quelques règles de vie chez vous, pour donner un certain cadre à l’animal. Évitez de le réprimander pour ne pas aggraver le problème. Et surtout, continuez de sortir votre chien, même si ce dernier n’est pas encore sociable.


Que faire face à un manque de socialisation ?

Un manque de socialisation chez le chien vous expose à des désagréments plus ou moins sérieux et difficiles à corriger sur le long terme. Voici quelques problèmes que vous pourrez rencontrer suite à un défaut de socialisation :

  • Un comportement craintif : cette peur peut se manifester face à n’importe qui ou n’importe quoi. Tout nouvel environnement stressant, toute rencontre avec un inconnu, pourront ainsi réveiller la peur chez votre animal. Cette peur presque pathologique provoque une très forte anxiété chez l’animal, qui peut en parallèle développer des comportements destructeurs.

  • De l’hypersensibilité aux sons : il n’est pas rare de voir des chiens mal socialisés être terrifiés au moindre bruit, même celui qui nous semble le plus anodin. Un chien qui a peur est malheureusement un chien qui peut fuir pour se protéger.

  • De l’agressivité : enfin, un chien mal socialisé et craintif est un chien potentiellement agressif. C’est en réalité la suite logique de la peur : l’animal, terrifié, cherche à se défendre.

Il est donc essentiel de corriger assez rapidement ces problèmes pour éviter que la vie de votre toutou et la vôtre ne se transforment en enfer. Commencer la socialisation de son chiot dès son arrivée est donc importante, mais reprendre la socialisation d’un chien adulte l’est tout autant. Si vous rencontrez des difficultés, nous vous conseillons là encore de vous faire aider par un professionnel du comportement canin.

Que faire si l’adoption se passe mal ?

Malgré toute la bonne volonté du monde, il peut arriver que l’adoption ne se passe pas comme prévu. Certains maîtres se retrouvent alors désemparés face à leur chien et envisagent parfois de s’en séparer. Mais avant d’arriver à ce type de situation extrême, vous pouvez aussi trouver d’autres solutions.

En tout premier lieu, essayez de comprendre pourquoi l’adoption ne se passe pas bien. Votre chiot ou votre chien a-t-il été mal socialisé ? Souffre-t-il de soucis de propreté ? D’anxiété de séparation ? Dans tous les cas, seule la résolution du problème à la source pourra rectifier la situation.

Dans le cas des chiens de refuge, il arrive que le changement d’environnement provoque un grand stress. Il faut leur laisser le temps de s’habituer à ce changement et refaire une estimation de la situation quelques jours plus tard. Parfois, il arrive aussi que l’animal ne s’adapte pas très bien. Dans ce cas, prenez contact avec le refuge pour tenter de trouver des solutions.

L’intervention d’un éducateur ou d’un comportementaliste canin pourra là aussi s’avérer très bénéfique, notamment pour régler les soucis liés au comportement. L’éducateur sera en mesure de vous donner les conseils nécessaires pour régler la situation, avec un regard extérieur et critique.