PIF DU CHAT : SYMPTÔMES, TRAITEMENT ET PRÉVENTION

La péritonite infectieuse du chat, plus simplement appelée PIF du chat ou PIF, est une maladie féline très contagieuse. Découvrez comment détecter la PIF, comment la soigner, et surtout, comment protéger votre compagnon à quatre pattes.

Qu’est-ce que la PIF du chat ?

La péritonite infectieuse est une maladie infectieuse provoquée par un virus de type coronavirus. Attention : il ne s’agit bien évidemment pas du même virus que le virus à l’origine de la COVID-19. Les coronavirus sont une famille de virus, désignés ainsi en raison de la couronne qui les entourent lorsqu’ils sont observés sous un microscope. Le coronavirus félin est de deux types, qui se différencient via la protéine S. Le premier est le coronavirus entérique, aussi appelé FEVC, à l’origine de diarrhée, et le FIPV, à l’origine de la péritonite infectieuse féline.

Le coronavirus responsable de la PIF est un coronavirus entérique devenu pathogène après avoir muté. Il existe par ailleurs de nombreux coronavirus (FcoV) touchant le chat, et un animal porteur d’un coronavirus n’est pas forcément porteur de la PIF. De récentes études (janvier 2020) montrent que le virus de FEVC et celui du FIPV sont très différents, n’entraînant pas les mêmes symptômes.

La PIF touche surtout les chatons et chats affaiblis ou hébergeant de nombreux coronavirus. Ce dernier cas se retrouve surtout chez les animaux vivant en collectivité. La PIF se transmet par contact direct entre les chats, via la salive ou les selles. La contamination est aussi possible via un contact avec un objet infecté par le virus. Celui-ci est cependant peu résistant en milieu extérieur. La PIF n’est pas une zoonose : autrement dit, elle ne peut pas se transmettre à l’homme. Elle n’est pas non plus transmissible aux chiens ou aux autres animaux.

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Quels sont les symptômes de la PIF chez le chat ?

Il est possible que certains chats restent porteurs asymptomatiques du virus. Bien souvent, le chat excrète le virus sans manifester aucun symptôme. La PIF se développe lorsque le virus responsable mute. Le gène à l’origine de la mutation est identique à 99,5 % au gène non muté, mais cette transformation permet au virus de quitter les intestins pour se répandre dans le reste de l’organisme.

La PIF demeure donc une maladie complexe. La période d’incubation va de quelques jours à quelques mois. La PIF, à ses débuts, présente des caractéristiques peu spécifiques, comme de la fièvre, une perte d’appétit accompagnée d’un amaigrissement, de l’abattement… La péritonite infectieuse féline touche surtout les jeunes chats, mais attention à penser votre vieux chat protégé. Elle s’attaque également aux chats seniors, dont le système immunitaire a été lui aussi affaibli par la vieillesse.

Il serait possible que la mère puisse transmettre le coronavirus félin responsable de la PIF à ses chatons in utero, mais cette transmission n’a pas encore été entièrement démontrée.

Il existe deux formes de PIF : une forme humide et une forme sèche.

La forme sèche de la PIF

La forme sèche évolue plus lentement que la forme humide de la PIF. Elle est donc plus difficile à diagnostiquer. Cette forme entraîne une inflammation de plusieurs organes, comme le cerveau, les yeux, les intestins et même la peau. Les symptômes de la forme sèche sont, entre autres :

  • Des troubles digestifs, comme des vomissements ou des diarrhées,

  • Une perte d’appétit,

  • Des troubles oculaires, comme une uvéite,

  • Une vascularite (lésions des vaisseaux sanguins),

  • Une insuffisance rénale,

  • Une jaunisse (ictère),

  • Un décollement de la rétine,

  • Une pancréatite,

  • Une néphrite,

  • Une augmentation de la production d’urine,

  • Dans 13 % des cas, des convulsions ou troubles neurologiques,

  • Une anémie (destruction des globules rouges).

La forme humide de la PIF

La forme humide est la forme la plus facile à diagnostiquer, car elle est celle qui présente le plus de signes extérieurs. Elle présente 30 % des cas. Le thorax et/ou l’abdomen se remplissent de liquide, entraînant des difficultés à respirer lors d’un épanchement thoracique. L’abdomen gonfle, et le chat est pris de vomissements et de diarrhées dans le cas d’un épanchement abdominal. L’animal ne mange plus, perd du poids et souffre d’une fièvre persistante. Malheureusement, la mort survient en quelques jours ou quelques mois chez les chats atteints de la forme humide de la PIF.

Comment diagnostiquer la PIF chez le chat ?

Malheureusement, le diagnostic de la péritonite infectieuse féline n’est pas toujours évident. En effet, les symptômes sont assez peu caractéristiques, et seul un examen vétérinaire détaillé peut poser le diagnostic de la maladie avec certitude.

Pour poser le diagnostic du coronavirus félin, le spécialiste procède à plusieurs examens, à commencer par une analyse sanguine, qui met en évidence une anémie dans 65 % des cas. Il est également possible de faire un test sérologique, mais attention à la confusion : ce test atteste de la présence d’un coronavirus dans les intestins, mais pas nécessairement de la PIF. De plus, 10 % des chats contaminés sont séronégatifs : cela signifie qu’un test sérologique ne servira à rien pour eux, puisqu’il reviendra négatif !

Il est aussi possible de réaliser un test PCR, Polymerase Chain Reaction. Il détecte le matériel génétique du virus. Comme le test sérologique, il ne distingue par le virus muté du virus non muté. Cependant, en procédant par élimination et en recoupant les différents éléments allant dans le sens d’une PIF, il permet de poser un diagnostic. Un test PCR seul est inutile. Il doit être accompagné de nombreux autres examens allant – ou non – dans la direction de la PIF avant de pouvoir confirmer cette dernière.

En résumé :

  • Le test PCR est positif au coronavirus félin. Si le chat ne montre aucun signe ou symptôme de la maladie, il est impossible de dire s’il est porteur d’un coronavirus entérique bénin ou du coronavirus responsable de la péritonite infectieuse féline.

  • Le test PCR est positif au coronavirus félin. Le chat montre des signes clairs de la maladie. Il affiche également une sérologie avec un titrage d’anticorps très élevé. S’il présente en plus un épanchement abdominale (ascite), il est presque certain qu’il souffre du PIF.

  • Le test PCR est négatif, mais votre chat est malade. Il souffre sans doute d’une autre maladie.

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Comment soigner la PIF chez le chat ?

En France, il n’existe aucun traitement autorisé à être mis sur le marché. Le taux de mortalité est très élevé et frôle les 100 %. Le diagnostic est particulièrement sombre pour le chaton, souvent plus fragile que les chats adultes. Des traitements expérimentaux existent dans d’autres pays, mais ils sont longs et très coûteux. L’évolution se fait en général entre deux et cinq semaines. Les soins mis en place par le vétérinaire sont avant tout des soins palliatifs. Il pourra ainsi prescrire :

  • Des anti inflammatoires,

  • Des anti-diarrhéiques et des anti-vomitifs,

  • Des corticoïdes,

  • Une ponction des liquides d’épanchement,

  • Une perfusion,

  • Des antalgiques.

Lorsque les traitements palliatifs ne fonctionnent plus, il faut alors hélas envisager l’euthanasie de l’animal pour mettre un terme à ses souffrances.

La prévention de la PIF du chat

Il existe un vaccin intranasal contre la PIF, utilisé aux États-Unis et dans quelques pays d’Europe, mais il n’est pas disponible en France, car il est jugé trop peu efficace. Il n’existe aucun moyen de prévention contre la péritonite infectieuse du chat. Dans les élevages, les chatteries et les refuges, il est donc indispensable de pratiquer des dépistages sérologiques et de mettre à l’isolement pendant au moins 30 jours tout animal entrant. Il reste possible de mieux protéger l’animal en utilisant des compléments visant à renforcer son système immunitaire.

Enfin, sachez que la PIF fait partie des vices rédhibitoires chez le chaton. Si votre nouveau compagnon présente les symptômes de la maladie dans les 8 jours qui suivent son acquisition, il est possible de faire établir un certificat de suspicion de la maladie. Si celle-ci se confirme dans les trente jours, vous pourrez alors demander à être remboursé.

Les autres vices rédhibitoires sont :